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 Analyser un récit

L'histoire :

La narration:

Critères d'évaluation  

 

 Un récit est un système complexe: l'action racontée par un narrateur selon un certain point de vue constitue un emboîtement logique parce qu'une situation va entraîner un certain type d'actions, pas n'importe lesquelles. Cette succession d'événements, appelée intrigue, se déroule autour de personnages plantés dans un décor et placés sur l'axe du temps.

Pour la facilité de l'apprentissage on peut distinguer l'histoire (on dit aussi la fable) et sa narration.

a/ L'histoire : quatre constituants de base.

1. L'intrigue

Isolons d'abord la structure du récit (le scénario).

Un récit est un enchaînement logique d'actions (coupées de descriptions) qui peuvent être groupées en séquences narratives. Une séquence contient trois termes :

Ce " schéma des possibles narratifs " de C. Brémond illustre clairement qu'un récit peut se développer à l'infini puisque chaque passage à l'acte ou transformation peut donner lieu à une ou plusieurs nouvelles séquences.

Un texte se découpe en paragraphes, mais ce découpage ne correspond pas toujours au découpage en unités narratives. Pour repérer celles-ci, on recherchera les ruptures:

Il arrive que, dans un récit, un récit secondaire ou sous-récit ou micro-récit soit incorporé, enchâssé.

L'ensemble du récit apparaît comme une large séquence englobante construite en trois temps (schéma narratif):

Situation initiale Transformation(s) Situation finale.

La situation initiale est caractérisée par un déséquilibre, un manque à combler, une éventualité. Elle contient des informations essentielles pour une bonne compréhension de la suite, elle nous donne, en général, le nom des personnages, elle nous livre des indications de temps et de lieu.

Entre la situation initiale et la transformation se situe l'élément modificateur ou perturbateur: il est souvent annoncé par un indice de temps et il est marqué par un changement de conjugaison. Il vise à rompre l'équilibre de la situation initiale. Il est le premier événement d'une série d'autres qui découlent de lui.

La ou les transformations (épreuves, péripéties, événements...) vise(nt) à rétablir l'équilibre. Ce qu'on désigne de cette façon ce ne sont pas des détails futiles, mais des événements significatifs qui constituent des étapes du récit.

L'élément qui résout d'une façon positive ou négative le problème créé par l'élément modificateur s'appelle élément rééquilibrant ou élément de résolution

La situation finale est atteinte lorsque l'équilibre est rétabli ou lorsqu'il ne peut définitivement plus être rétabli.

Pour trouver la situation initiale, essayez de répondre aux questions suivantes :

L'intrigue se constitue à partir d'un nombre variable de séquences qui peuvent se combiner de trois façons différentes :

Le récit peut se construire aussi selon d'autres logiques, par exemple en cascade avec retour systématique à la situation initiale, ou en inversant les données (situation finale = contraire de la situation initiale), etc.

Dans le récit ordinaire, ces séquences disposées en gradation ascendante (montée de la tension) assurent une progression de l'intérêt jusqu'au climax (sommet de la tension dramatique) et se résout à ce moment (dénouement). Dans la nouvelle, la tension peut être soutenue jusqu'à la dernière phrase, essentielle.

Le schéma actanciel de Greimas propose un autre modèle basé sur les fonctions des actants et une suite de trois épreuves:

Le Destinateur est l'actant qui charge le héros d'une mission. Le Héros est celui qui réussit à s'emparer de l'Objet ou Objet magique (qui n'est pas nécessairement une chose). Le Destinataire, celui à qui le Héros doit remettre l'Objet. Un même personnage peut remplir la fonction de plusieurs actants. La notion d'actant ne coïncide pas avec la notion de personnage: l'actant est une force motrice du récit.

L'épreuve qualifiante est l'épreuve au cours de laquelle un personnage apparaît comme Héros.
L'épreuve principale est l'épreuve ou la suite d'épreuves au cours de laquelle le Héros atteint, s'empare de l'Objet.
L'épreuve glorifiante est celle au cours de laquelle le Héros remet l'Objet au Destinataire.

2. Les personnages

Les personnages, à distinguer des personnes, sont dotés par l'auteur d'une apparence physique, d'une personnalité et d'une identité. Ces éléments sont transmis en caractérisation directe lorsque l'auteur les donne explicitement; en caractérisation indirecte lorsque le lecteur doit les deviner à partir d'éléments (vêtements, allure, langage, accent, particularités physiques…).

Le personnage intervient dans le récit soit pour subir les actions, on dit alors qu'il a un rôle de patient; soit pour les provoquer, il est alors appelé agent. Ces rôles peuvent être volontaires ou involontaires. Un même personnage peut au cours du récit changer de rôle.

Habituellement, les personnages sont conçus à partir de quatre catégories:

le rôle (agent ou patient)
narratologie
l' identité (nom, âge, profession, adresse, famille ...)
sociologie
le physique (taille, visage, cheveux ...)
physiologie
la personnalité (ou le caractère).
psychologie

3. La représentation de l'espace

La toile de fond sur laquelle évoluent les personnages s'appelle, dans le récit comme au théâtre, le décor. Mais il est aussi actif dans le récit, nous allons le voir. Dans n'importe quel récit, le décor, réel, est toujours le fruit de l'imagination et de la sélection de l'auteur. Il peut être totalement invraisemblable, surréaliste et faire "décoller" le lecteur du plan de la réalité (fantastique, surréalisme...) ou apparaître comme vraisemblable, conforme à la réalité, cherchant à donner l'illusion d'un monde réel (réalisme ).

Le lecteur compétent doit être capable de situer les événements, d’observer les changements de décor, d’interpréter les descriptions des lieux, des choses, des paysages.
C'est-à-dire de répondre à la question : qu'est-ce que cet élément de décor (inventé par l'auteur !) va apporter de plus à l'histoire, au récit ? D' établir des liens avec la suite de l'histoire, avec le sens du récit.

Décrire c'est choisir

On peut décrire un fait (description des lieux et des faits : un accident, par exemple), une action (description du déroulement d'une réunion) ou un être (chose, animal, humain) au repos ou en mouvement. L'ensemble de ces "objets" de la description (la nomenclature) est parfois représenté par un arbre :

L'OBJET global de la description, le thème, est représenté

Cet objet global de la description peut donc conduire à envisager un ou des objets secondaires.
Le schéma, l'arbre, devient alors :

Une autre structure, plus simple, consiste à partir d'un détail, d'un point de vue pour découvrir un ensemble et conduire à un trait final (zoom).

Description scientifique, description littéraire

Un texte scientifique, un inventaire de notaire, un procès-verbal de policier s'attacheront à décrire le plus complètement possible un fait, un événement ou un lieu.

Ce n'est pas l'objectif de la plupart des descriptions littéraires où l'auteur choisit dans la masse des informations qu'il a perçues, celles qui créeront une impression d'ensemble. Comme un peintre, à partir des éléments qu'il observe dans le monde naturel, invente, selon son gré, un monde artificiel; l'écrivain choisit dans les cent cinquante maisons d'un village de n'en montrer qu'une qui convient au personnage et à l'intrigue qu'il élabore et encore, de cette maison, ne conservera-t-il que les éléments signifiants, susceptibles de révéler sa vision du monde.

Ex : " C'est une cafetière de faïence brune ".
Ex : " Tu ne peux pas savoir ce que mon petit chien est mignon avec sa petite gueule délicieuse de nounours et ses yeux luisants qui me font craquer ".

Fonctions de la description

La description remplit une triple fonction dans le récit.

1 - L'énoncé descriptif cherche à rendre un objet, ou un aspect de celui-ci, présent à nos sens, à notre imagination, à notre sensibilité. L'auteur accumule des éléments pour faire vrai, pour nourrir l'imagination du lecteur, pour re-créer un décor dans son cerveau. C'est la fonction visualisatrice.

2 - L'énoncé descriptif est aussi un moyen permettant de retarder le récit des événements. Généralement, il produit un effet de suspens, ou en tout cas il provoque une attente. C'est la fonction dilatoire. Dans de nombreux cas, on pourrait parler de fonction esthétique parce que c'est souvent l'occasion pour l'auteur d'écrire une belle page.

3 - L'énoncé descriptif doit être au service d'un texte beaucoup plus long, il doit participer et s'intégrer au drame. C'est sa fonction de dramatisation ou fonction dramatique.

4. La représentation du temps

De même que notre sensibilité donne au temps une durée très subjective en fonction de nos états d'âme sans trop se préoccuper du temps tel qu'il est découpé et mesuré par la science, le temps du récit (temps de fiction) ne respecte pas le temps réel.

Temps de la fiction / temps de la narration

Tout récit tisse des relations entre deux séries temporelles : le temps de la fiction et le temps de la narration.

  • Le temps de la fiction correspond au déroulement temporel des actions dans un récit, repérable au départ des mentions de date et d'heure ainsi que des indices évoquant l'évolution des saisons ou de l'âge des personnage.
  • Le temps de la narration correspond à la mise en texte de la fiction, exprimée en nombre de lignes, de pages, de chapitres.

Littérature Référentiel.

Le rythme de la narration.

Un auteur peut modifier la vitesse de l'écoulement du temps: il installe une pause (le temps cesse de s'écouler) ou un sommaire (le temps est passé en revue accélérée). Cela permet donc de ralentir l'action, de la comprimer ou même de l'escamoter purement et simplement (ellipse).

L'ordre

L'auteur dispose aussi du pouvoir de nous transférer dans le passé (flash-back) ou l'avenir (anticipation). Les indications temporelles apparaissent dans le récit sous la forme de phrases, de GN, de GN prépositionnels, d'adverbes.

La fréquence

On raconte une fois un événement qui s'est passé une fois: c'est le récit singulatif.

Ex: " Le lundi 3 février, elle a démoli sa voiture ".

On raconte une fois des événements similaires qui se sont produits plusieurs fois: c'est le récit itératif.

Ex: " Elle se lève chaque matin à 8 heures ".

On raconte plusieurs fois un événement qui s'est produit une seule fois: c'est le récit répétitif.

Ex: " Eh oui, le 3 février, j'ai démoli ma voiture. C'est vrai, ce lundi-là, elle a complètement écrasé sa voiture. Bien sûr, il n'en reste plus rien de cette voiture qui a été accidentée début février ".

Tracer une représentation graphique du temps.

Pour visualiser la façon dont un auteur a construit le déroulement temporel de son récit (" temps de narration "), on dispose tous les événements de ce récit dans l'ordre chronologique (" temps de fiction ") sur un axe, une "ligne du temps" fort proche de celles qu'on réalise au cours d'Histoire.

Sur cet axe apparaît à gauche l'événement le plus ancien qu'évoque le récit et à droite le plus récent. Au-dessus de cet axe on situe les différents événements dans l'ordre chronologique et on indique leur début et leur fin ou leur durée. Pour cela on se sert des renseignements que le texte livre explicitement, on peut aussi procéder par déduction.

Le début et la fin de ces événements sont marqués par des traits verticaux qui dépassent la ligne horizontale et aboutissent à la référence (numéro de ligne, de plan…).

L'axe est tracé en continu lorsque les événements sont évoqués de façon continue; en pointillés lorsqu'il y a accélération : ellipse ou sommaire.

Les flash-back et les anticipations sont dessinés à leur place chronologique et reliés à l'endroit de leur insertion dans le récit.

On approche de la perfection lorsqu'on dessine des espaces proportionnels soit à la durée fictive (temps de la fiction), soit à l'importance du texte qui les évoque (temps de la narration).

Voici un exemple :

Critères d'évaluation d'une représentation du temps

b/ La narration : une histoire, des récits.

5. La modalisation.

Le récit de fiction est toujours un produit de l'imagination, de l'invention d'un auteur même s'il présente des analogies avec la réalité. Parfois cet auteur annonce clairement son rôle créateur, parfois au contraire il fait croire par une «stratégie d'authentification» que le récit qu'il a inventé s'est réellement passé.

Le terme modalisation désigne la distance plus ou moins grande du texte vis-à-vis du réel. Trois paramètres entrent en jeu :

a. la médiation de l'auteur

Le texte de fiction joue sur l' illusion quand il se présente comme réel, quand il fait oublier qu'il est une invention,une fiction.
On dit qu'il est placé sur le mode de l' allusion lorsqu'il exprime explicitement l'intervention, la médiation opérée par l'auteur, lorsqu'il signale ouvertement qu'il s'agit non d'événements réels mais d'une représentation du réel (ex: Il était une fois ... / C'est l'histoire d'un garçon ... / On disait que ... ).

Ainsi, dans Jacques le fataliste et son maître (1796) Diderot intervient dans la fiction en tant qu'auteur, rappelant au lecteur que son récit est inventé :

Jacques commença l'histoire de ses amours. C'était l'après-dîner: il faisait un temps lourd; son maître s'endormit. La nuit les surprit au milieu des champs; les voilà fourvoyés. Voilà le maître dans une colère terrible et tombant à grands coups de fouet sur son valet, et le pauvre diable disant à chaque coup: "Celui-là était apparemment encore écrit là-haut..."
Vous voyez, lecteur, que je suis en beau chemin, et qu'il ne tiendrait qu'à moi de vous faire attendre un an, deux ans, trois ans, le récit des amours de Jacques, en le séparant de son maître et en leur faisant courir à chacun tous les hasards qu'il me plairait. Qu'est-ce qui m'empêcherait de marier le maître et de le faire cocu? d'embarquer Jacques pour les îles? d'y conduire son maître? de les ramener tous les deux en France sur le même vaisseau? Qu'il est facile de faire des contes! Mais ils en seront quittes l'un et l'autre pour une mauvaise nuit, et vous pour ce délai.

b. le narrateur

Ecrire une histoire requiert la présence d'un narrateur distinct de l'auteur .

L'auteur est la personne réelle qui vit en un lieu et à une époque donnés et crée une œuvre.
Le narrateur est le personnage qui raconte le récit. Il est indispensable. Toutefois, l 'auteur choisit de le présenter explicitement (représenté) ou non (effacé).

L'effet de réel (illusion) s'accentue lorsque l'auteur se dissimule derrière un narrateur-témoin qui prétend avoir observé les faits.

Par contre, les interventions du narrateur pour annoncer, rappeler, justifier ou montrer sa complicité au lecteur atténuent l'effet de réel (allusion).

c. le mode de présentation.

Lorsque l'auteur décrit les événements comme s'il se déroulaient devant nous on parle de représentation (showing). Le narrateur semble avoir disparu: il donne un extrait qui semble avoir été enregistré sur le vif (par exemple tous les dialogues en discours direct).

Lorsqu'il résume des événements et accélère ainsi le rythme du récit, on parle de relation (telling). Les événements sont " filtrés " (sommaire, ellipses, ...).

6. La focalisation du récit

Quelle partie des informations est dévoilée ? Focalisation est le terme qui désigne la position du narrateur par rapport à ce qu'il raconte. Les informations délivrées par un récit ne sont pas toujours de même qualité. Certains narrateurs, parce qu'ils sont des personnages, ne peuvent donner, par exemple, qu'une partie des informations. D'autres disposent de toutes les données et connaissent les pensées de tous les personnages d'un récit.

Pour clarifier ces situations diverses on peut classer les récits en trois catégories:

a/ le récit à focalisation zéro (non focalisé). NARRATEUR > PERSONNAGE(S)

Le narrateur qui n'est jamais lui-même un personnage, délivre plus d'informations que n'en pourrait délivrer aucun des protagonistes de l'action. Le narrateur omniscient et omniprésent domine les personnages, il connaît leurs pensées les plus secrètes, dévoile leurs masques, se trouve derrière plusieurs personnages à la fois, en plusieurs lieux simultanément.

Au cinéma :

caméra objective sans commentaire. 

Joel Surnow & Robert Cochran, 24 Heures Chrono, série 2001-2010.
http://data-allocine.blogomaniac.fr/mdata/2/6/5/
Z20041020161915740843562/img/1264521513_24_split_screen.jpg

b/ le récit à focalisation interne NARRATEUR = PERSONNAGE

Le narrateur s'identifie à un personnage et délivre les seules informations que ce dernier peut délivrer. Parfois cette focalisation est fixe (le personnage est constamment le même) parfois elle est variable (le personnage change).

Au cinéma:

caméra subjective (champ visuel d'un personnage de l'histoire)
ou
caméra subjective + flash-back + monologue intérieur (voix du personnage sans le mouvement des lèvres.)

Benjamin Asquié,
Ne jamais regarder par le trou d'une serrure
,
http://www.flickr.com/photos/benii
/3218823016/in/photostream

Réticule FRF1 et FRF2
http://i27.servimg.com/u/f27/11/97/42/16/dscn3010.jpg

c/ le récit à focalisation externe NARRATEUR < PERSONNAGE(S)

Le narrateur s'identifie à un observateur extérieur qui se borne à décrire un comportement appréhendé de l'extérieur.

Au cinéma :

caméra objective

(champ visuel d'un observateur étranger à l'histoire) et commentaire off.


H.-G. Clouzot, Le salaire de la peur, 1953
http://i664.photobucket.com/albums/vv9/
francomac123/Travail%20en%20cours/08-salaire_peur.jpg

Les effets de la colère et du pardon
http://qualita1.unblog.fr/files/2008/08/colere.jpg

 

Remarque importante:

Le récit peut faire varier sa focalisation ou faire alterner narration focalisée et focalisation-zéro.

7. La voix narrative.

Quand l'auteur s'efface ou que le récit est assumé par un narrateur non représenté, il est généralement écrit à la 3e personne
(« Quentin arrêta son scooter et commença à fouiller ses poches..).
Un récit à la 3e personne peut contenir des dialogues en Je.

Le récit peut être raconté à la 1e personne quand le narrateur (représenté) raconte sa propre histoire
(« Longtemps, je me suis levé de bonne heure ... »)
Il peut aussi faire croire qu'il s'agit de la sienne alors qu'il ne l'a pas réellement vécue.

Ce je n'est donc pas toujours le héros ou l'auteur! Quand l'écrivain (ou le cinéaste) transcrit la réflexion d'un personnage, cela porte le nom de monologue intérieur. Cette technique favorise la participation à la vie intérieure du personnage et fait découvrir les autres au hasard de sa pensée.

Synthèse :

Les composantes de l'histoire

Intrigue

Représentation de l'espace

Représentation du temps

Personnage

 

Les choix de narration :

Ordre

chronologique / achronologique

Narrateur

représenté / effacé

Focalisation

zéro / interne / externe

Voix narrative

Je / Tu / Il
constante / avec variations

Modalisation

illusion / allusion

Présentation

relation / représentation

Système des temps verbaux

présent / passé / futur

Percevoir les enjeux du récit (les valeurs).

La spécificité du récit de fiction (roman) selon Nancy Huston.

La vision du monde que présente un texte apparaît dans le regard subjectif qu'il propose (impose) sur le référent : les valeurs (bien / mal), les êtres vivants et particulièrement les personnes (hommes, femmes, enfants, leurs relations mutuelles), les sentiments (amour, haine, angoisse,...) et sur les thèmes philosophiques (la liberté, le bonheur, la connaissance, le pouvoir, le sens de la vie et de la mort, la justice, la violence, la souffrance, la religion, par exemple…)

Dégager une vision du monde

Certaines actions, certaines attitudes sont valorisées positivement (appréciées) ou négativement (dépréciées) par l'auteur d'un récit de fiction.

Évaluation: lecture d'un récit de fiction.

1. L'élève isole les éléments de l'intrigue.

0 1 2 3

2. L'élève isole les éléments du décor. Il est en mesure de les caractériser.
Il en décode la valeur symbolique (intrigue, espace, temps, personnages).

0 1 2 3

3. L'élève décrit complètement un personnage important. (4 aspects) Il est en mesure de comparer des personnages.

0 1 2 3

4. L'élève montre comment le temps est représenté.
Il élabore une représentation graphique exacte et lisible de la structure temporelle.

0 1 2 3

5. L'élève précise la focalisation et identifie un éventuel narrateur.

0 1 2

6. L'élève détermine la voix narrative.

0 1 2

7. L'élève reconnaît la modalisation (illusion, allusion).

0 1 2

8. L'élève extrait le système des valeurs.

0 1 2

Mise à jour 06.10.2020