AVANT-PROPOS ET HISTORIQUE DE

L'INSTITUT TECHNIQUE SUPERIEUR CARDINAL MERCIER


 

1915! La guerre secoue l'Europe. Le Cardinal Désiré-Joseph MERCIER s'oppose au pouvoir dictatorial. Un homme de cette trempe n'attendait pas les événements, il les prévenait; il voulait préparer l'après-guerre.

Conscient de la difficulté que constituera la restauration du pays et du rôle qu'y pourra tenir la classe ouvrière, il est soucieux de former, au sein de celle-ci, une élite qui, grâce à une solide formation morale et professionnelle, pourra faire face à la tâche qui s'annonce ardue.

Il croit en la valeur et en l'avenir de l'enseignement technique et parce qu'il veut que BRUXELLES dispose d'une école de ce type, il fait appel aux AUMONIERS du TRAVAIL.

Créée par l'Abbé REYN, la Congrégation des AUMONIERS du TRAVAIL s'est fixé comme champ d'apostolat le monde ouvrier. Parmi ses activités s'inscrivent tout naturellement les écoles professionnelles. Depuis une vingtaine d'années déjà, à VIRTON, CHARLEROI, SERAING, ANVERS, SAINT-TROND, les Aumôniers ont fait leurs preuves.

Dès avant la guerre d'ailleurs, un projet de création, à Schaerbeek, d'une école professionnelle avait été élaboré mais fut remisé dans les cartons à cause des hostilités. En décembre 1915, l'Abbé REYN, supérieur général, accepte d'y construire une école. Au nom du Cardinal MERCIER, il frappe aux portes des chefs d'entreprises et des particuliers. Ceux-ci répondent généreusement à son appel, convaincus de faire œuvre utile en collaborant à l'édification d'une école professionnelle.

Dès 1916, les fonds sont réunis et les murs sortent de terre. Un an plus tard, les premiers élèves (ils sont 35) occupent les locaux et, lors de l'inauguration officielle, (quatre ans plus tard) l'Ecole Professionnelle Cardinal Mercier (cette dénomination subsiste encore sur les murs du bâtiment de la rue Portaels) compte 270 élèves, répartis entre les sections française et néerlandaise.

Dès sa création, l'école comportait les sections: Travail du Bois, Travail du Fer et Electricité. Chacune était étalée sur 3 années d'études. En 1928, tandis que s'ouvrent les mêmes sections en cours du soir, l'école prolonge les sections existantes en cours du jour en organisant une Section Moyenne Préparatoire à la Section Technique Supérieure (3 années d'études).

L'intention, ce faisant, est de préparer la voie à la création d'une école technique supérieure qui délivrait le diplôme d'ingénieur technicien. En effet, en 1930 déjà, s'ouvrira une SECTION TECHNIQUE SUPERIEURE comportant, elle aussi, 3 années d'études et qui, en juillet 1933, conférera aux élèves sortants le "brevet d'études techniques supérieures". A ce moment, paraissent les arrêtés royaux classant les écoles techniques et fixant les conditions pour accéder au grade d'ingénieur technicien.

A CARDINAL MERCIER toutes les conditions sont remplies et l'on attend l'accord de l'Etat.

Mais, pour éviter de concurrencer l'ECAM, l'autorité ecclésiastique demande l'arrêt de l'expérience en 1935.

Lors de la réorganisation, les sections maintenues deviennent des sections d'Electromécanique A3, A2 et bois A3.

En 1943, une section d'Auxiliaires Techniques médicaux est ouverte; elle sera abandonnée en 1955.

En 1958, les sections Electromécanique A3 et A2 sont scindées en Mécanique A3 et A2 et en Electricité A3 et A2. Au même moment, une section Electronique A2 est créée.

En 1963, du côté francophone, une section d'Electromécanique Al (rebaptisée depuis, Enseignement Supérieur Technique de plein exercice et de type court (EStpet)) sera admise à conférer le diplôme de GRADUE en Electromécanique à l'issue de 2 années d'études après l'enseignement secondaire.

Du côté néerlandophone, la première Ecole d'ingénieurs Techniciens à Bruxelles (réseau enseignement libre) est créée.

En 1966, le reclassement des sections du soir (CPSI, CTSI, CTSS, EStpetc) est terminé.

En 1968 s'ouvre une section Travaux Publics au niveau ETSS tandis qu'une section Automation-Régulation s'ajoute à l'Electromécanique au niveau EStpetc.

En septembre 1968, obéissant aux exigences linguistiques, l'Institut bilingue CARDINAL MERCIER se scinde en deux instituts autonomes: d'une part l'INSTITUT TECHNIQUE SUPERIEUR CARDINAL MERCIER et d'autre part l'HOGER TECHNISCH INSTITUUT KARDINAAL MERCIER.

C'est en septembre 1979 que commence le passage progressif de l'enseignement traditionnel en enseignement rénové. Par l'installation de l'enseignement de type 1 s'ouvrent de nouvelles sections tandis que d'autres se ferment.

En septembre 1984, la rationalisation de l'enseignement secondaire provoque la fusion de l'Institut Technique Supérieur CARDINAL MERCIER et de l'Institut Notre-Dame du SACRE-COEUR.

En septembre 1985: c'est la reprise pour deux ans de l'Ecole Normale Primaire Sainte-Ursule qui ensuite fusionnera au 01 septembre 1987 avec l'Ecole Normale Saint-Thomas.

Au 01 septembre 1987, la rationalisation de l'enseignement supérieur de type court conduit à la séparation de l'enseignement supérieur et de l'enseignement secondaire. L'enseignement supérieur CARDINAL MERCIER et l'enseignement supérieur du Collège Technique de CHARLEROI s'unissent pour former l'ISAT - "INSTITUT SUPERIEUR AUMONIERS du TRAVAIL BRUXELLES CHARLEROI" - tandis que l'école secondaire prend pour dénomination "INSTITUT TECHNIQUE CARDINAL MERCIER - NOTRE-DAME DU SACRE-COEUR". La promotion sociale s'adjoint l'Institut des Aumôniers du Travail de Seraing et gardera le nom de "INSTITUT TECHNIQUE SUPERIEUR CARDINAL MERCIER".

Enfin, pour en terminer avec les modifications des structures, c'est en 1990 que s'est fait à l'ISAT le passage des études de 2 à 3 ans. Cette modification a permis d'augmenter encore les contacts avec l'entreprise du fait des stages (14 semaines en entreprise) et de travaux de fin d'études menés en commun. Demain, ce sera le regroupement des institutions existantes au sein de "Grandes Ecoles". il serait difficile de dissocier "évolution des sections" à l'Institut et développement physique de ce dernier en fonction du temps.

Les constructions de 1916 ont été rénovées. Le bâtiment LAMBERMONT qui abritait la communauté locale des Aumôniers du Travail a été entièrement restauré en 1985 et transformé en bâtiment scolaire, Quant au PORTAELS, il a grandi tant en hauteur qu'en profondeur et un nouveau complexe scolaire a remplacé les anciens bâtiments du 44 rue PORTAELS et de la rue CAPRONNIER en 1984.

Souhaitons que l'Institut continue à améliorer la qualité de son enseignement et à former ses étudiants à la citoyenneté européenne (poursuite de sa participation aux programmes européens ERASMUS et plus tard SOCRATES) en veillant à ce que la formation dispensée reste fondée sur le message chrétien.

Décembre 1994.

Directeur jusqu'en juin 1997,
R. GUILLAUME.

 

 


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