LA GUERRE ECLAIR
Afin de devancer l'invasion préparée de la Belgique, de la Hollande et du Luxembourg, par l'Angleterre et la France, le 10 mai Hitler entame sa campagne d'Occident.
Léopold III se rend à son Quartier général de Breendonck, prend le commandement de l'armée et fait appel à ses garants: la France et l'Angleterre. Immédiatement, les troupes anglaises et françaises franchissent la frontière franco-belge afin de remplir leurs engagements internationaux et porter secours à l'armée belge.
Pour Hitler l'offensive c'est l'action brutale au petit matin, la destruction des avions ennemis sur les aérodromes, la percée lointaine des blindés, l'inquiétude jétée dans les états-majors, le désordre dans les communications, la peur parmi la population. Ses unités de choc sont engagées vigoureusement, les hommes les meilleurs munis des armes les meilleures, les autres ne venant que pour occuper le terrain et rassembler des prisonniers qui sont mal remis de leur surprise. Les soldats allemands ont été entraînés dans l'Eifel et dans le massif rhénan à franchir les cours d'eau sur des canots ou des sacs pneumatiques sur lesquels prennent place cinq fantassins dont deux rameurs. A l'avant des embarcations une mitrailleuse bat la rive adverse. Son bruit aide les hommes à se trouver psychologiquement dans l'action. En quelques minutes une compagnie entière peut ainsi franchir l'obstacle et préparer immédiatement le travail des pontonniers.

Sur les routes se sont des millions de civils, hommes, femmes, enfants, vieillards qui cherchent à échapper aux combats et à l'ennemi. Ils encombrent les routes et entravent les mouvements des troupes. Dans le ciel, ce sont les Stukas de l'aviation de bombardement qui dispersent les unités en marche vers le front, bombardent les villages et les colonnes de civils et de militaires.
Dès le 19 les Allemands sont à Abbeville, coupant les troupes alliées. A partir du 26 mai les Anglais évacuent par Dunkerque environ 200.000 hommes et des milliers de Français et de Belges. Le 28 mai, l'armée belge doit capituler sans condition. Les pertes de la campagne s'élèvent à 5.481 militaires et 6.557 civils.
Le 10 juin Mussolini déclare la guerre à la France et à l'Angleterre et le 25 juin, la France capitule à son tour. Le 18 juin, le général de Gaulle avait lancé de Londres son appel à la poursuite de la guerre.
Tout est allé très vite; tout ce qu'avait annoncé Hitler s'est réalisé; tout ce qu'il promettait a été obtenu avec un minimum de pertes et de sacrifices; tous ceux qui vivaient dans le souvenir de la Grande Guerre sont sous le choc.