LES MYTHES DU NATIONAL-SOCIALISME

Ein Volk, ein Reich, ein Führer tel était le slogan du national-socialisme. Lui qui fustige les bourgeois repus, les messieurs à diplômes, les aristocrates idiots bien nés et les intellectuels se veut avant tout populaire. Pour ce il rallie à sa cause les ouvriers qu'il tente de réconcilier avec l'idée de patrie. Aux six millions de chômeurs allemands de 1939 il prône des réformes sociales et offre du travail; à une population désemparée il propose un nouveau contrat de solidarité sociale. Il finance pour un milliard de marks de grands travaux, lance les allocations familiales et les prêts aux jeunes ménages, accorde des facilités aux paysans qui veulent devenir propriétaires de leurs fermes, crée le sport militaire pour la jeunesse et le service national du travail et rassemble les syndicats et les corporations au sein d'un syndicat unique: le Front du Travail. Se voulant le rénovateur de l'Allemagne il construit des autoroutes et promet à chacun sa Volkswagen.

Le 26 mai 1938. Pause de la première pierre de l’usine de Wolfsburg. Trois VW sont présentées à Hitler à cette occasion. Ces trois premières voitures prennent ce jour-là le nom de Kdf-Wagen d’après une ‘inspiration’ subite du chancelier … au grand dam de Ferdinant et Ferry Porsche qui pensaient voir leurs voitures appelées Volksvagen, la voiture du peuple …

Hitler veut un Etat implacable dans lequel la raison d'Etat est intransigeante. Il gouverne par la terreur, déchaîne ses S.A. et ses S.S. contre les Juifs et les communistes, déclenche une guerre mondiale et inaugure le bombardement systématique des populations civiles: le Bombenterror. Cet Etat est pangermaniste et exprime le rêve d'un regroupement de tous les Allemands au sein d'une grande Allemagne "en vertu du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes". La base de cette doctrine est le racisme. Pour les nazis, il existe une race supérieure: les aryens qui représentent le "peuple des seigneurs" dont la mission est de dominer le monde au nom du mérite. Pour y parvenir, il faut éliminer les autres, "purifier" la race allemande et lui donner un espace vital. Sa population doit vivre dans un Reich qui deviendra un Etat totalitaire qui nie la notion d'individu. Ce Reich sera antiparlementaire, antiégalitaire et antidémocratique.

L'Etat, basé sur une stricte hiérarchie, est dirigé par un chef. Dans tout le système, l'autorité est exercée par un seul homme qui répond de ses actes devant un supérieur. Le Reich n'a d'autre loi que la volonté du Führer. Hitler sait s'imposer aux foules. Son rayonnement personnel a contribué à la mystique du chef. Le guide qu'il se veut être dispose du pouvoir absolu, illimité et infaillible. Il a tous les droits et n'admet aucune critique ni remarque. Il s'isole dans une hautaine solitude et finit même par ne plus écouter les conversations aux­quelles il participe ou par s'adonner à de longs monologues. Il se présente comme l'Unique, l'Indiscutable que chacun a hâte de rejoindre

 

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