LA LIBERATION

 

Les troupes des Forces Expéditionnaires Alliées débarquent sur les côtes de France le 6 juin 1944. La libération de l'Europe a commencé. Les mouvements de résistance organisés ont pour consigne de suivre les instructions qu'ils ont reçues; les résistants qui ne sont pas structurés sont mis en garde contre des actions prématurées.

Pourtant chacun aspire à la libération dans un climat de plus en plus tendu. Alertes, bombardements de sites stratégiques, transports perturbés, communications aléatoires, chasse aux réfractaires, contrôles de police renforcés. La panique s'installe lorsqu‘ apparaissent les bombes volantes allemandes V1.

L'arrivée des alliés est partout précédée par la fuite des occupants. Par camions, en ambulances, en autos, à l'aide de voitures hippomobiles, en vélos ou à pieds, les troupes allemandes se replient dans le même désordre que celui que connurent les évacués de 1940 mais les avions qui les mitraillent sur la route ne portent plus la croix gammée.

L'Armée Secrète sort de l'ombre et se bat à visage découvert. Ses membres attaquent les troupes en retraite, investissent les bâtiments occupés par les Allemands, tendent des pièges et embuscades aux fuyards, capturent des soldats allemands démoralisés, font la chasse aux inciviques, collaborateurs et auxiliaires de la Feldgendarmerie. L'insécurité est permanente et frise parfois l'anarchie.

Mais l'arrivée des troupes alliées met fin au cauchemar. Chacun est habité d'une pensée de reconnaissance pour les libérateurs et d'un souvenir ému pour ceux qui ont donné leur vie pour leur patrie, pour que la civilisation l'emporte sur la barbarie.

 

Page précédente
Remonter
Page suivante