![]() |
L'école du Soleil Levant |
|||||
école de La Maison Familiale
|
||||||
|
Accueil - Situation - Projet - Les Acteurs - Textes - Photos - Actualités - Parents |
||||||
|
Tout le
monde, éducateurs, instituteurs, parents découvre cette
nouvelle orientation pour s'en imprégner petit à petit. Nous ouvrons une
classe non- directive en septembre I962. Uniquement pour les parents
désireux et consentant.
|
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
COLLOQUE DE RECHERCHES INSTITUTIONNELLES
|
Dans l'évolution actuelle, la recherche institutionnelle marque-t-elle un pas en avant ? Qu'est-on en droit d'en attendre et à quels renversements de perspective conduit-elle ?
|
| Samedi 8 mai : 9 h - Séance d'ouverture
sous la présidence de J. SCHOTTE. 9 h 30 - Conférence, par M.F. TOSQUELLES. 10 h 30 - Conférence, par Mme M. MANNONI. 11 h 30 - Conférence, par M. J. OURY. 15 h à 16 h 30 - Groupes de travail : Dimanche 9 mai: 10 h 30 à 12 h 30 - Groupes de travail.
|
Léonce Boigelot nous envoie le texte suivant
A partir d'une hypothèse basée sur la Non-Directivité - chaque enfant a en lui la possibilité de se construire positivement si on lui laisse faire toutes les expériences possibles en l'accompagnant bien sûr - des " training-group " pour le personnel, pour les parents et les enfants ont été organisés. Les limites de cette approche se sont fait sentir rapidement. Des réunions d'Analyse institutionnelle
" (avec G. Lapassade, ect
) ont suivi et une réflexion
sur l'institution elle-même a abouti à ce " Colloque
de recherches institutionnelles ", suivi d'un séminaire
de travail en relation avec des professeurs universitaires (sociologue,
philosophe et psychologue). Ceci se faisait en lien avec les travaux
sur la thérapie et la pédagogie institutionnelle : participation
de membres du personnel (instituteur, rééducateur, éducateur,
psychologue) à un stage de pédagogie institutionnelle
à St Vincent Jalmoutier, séjour chez F. Deligny dans
les Cévennes. En reprenant un article publié dans l'information psychologique N°45, 1er trimestre 72, nous pouvons repérer ce qui a animé cette recherche : " Comment faire la place aux binômes qui se présentaient : apprendre et enseigner, amour et intelligence, liberté et contrainte, événement et institutionnalisation, expérimentation de l'enfant et expérience de l'adulte " (Cl. Vandercam).
Petit à petit, les recherches se sont dirigées plus franchement vers la psychanalyse. Il y a même eu l'accompagnement d'un enfant psychotique à Paris pour des séances de psychanalyse chez le Dr Lefort, des supervisions pour certains chez Madame Fr. Dolto. Celle-ci est d'ailleurs intervenue à plusieurs reprises dans la Maison. Des lectures, des travaux de Dr J. Lacan ont été suivis par des petits groupes. Pour les initiateurs de ce site : je ne sais ce qui s'est passé après mon départ et surtout la retraite de Claire ! A vous de continuer : cela fait évidemment beaucoup, mais je ne peux m'avancer plus loin. ___________________ |
Année 1971
Les premiers jours de
classe, Jérôme nous raconte un peu comment cela se passe.
Certaines choses que j'apprends ainsi m'étonnent, me scandalisent
même un peu. Première réunion de classe. Tiens c'est sympathique. Les parents semblent se connaître mieux que dans les réunions de parents habituelles. Il y a quelque chose qui fait que nous nous sentons pareils, entre humains avec des problèmes, des gosses à problèmes Ici cela paraît très normal, tous dans le même bain J'attends avec un peu d'impatience qu'on ait fini de parler des enfants des autres, qu'on en arrive enfin au mien. Ce que j'en apprends m'étonne et me fait plaisir tout à la fois. Je ne le connaissais pas comme cela. Tiens on lui apprend à voir lui-même ses difficultés et à les accepter, à avoir envie de les résoudre ; ça c'est bien. Et puis on nous parle de Cercles de Parents. Mystère, que nous veut-on par là ? En aurais-je le temps ? Encore quelques frais. Comment peut-on arriver à faire tout cela à une époque où on n'a plus le temps de s'arrêter ! Mais les jours passent
Jérôme, que fais -tu en classe actuellement :
en français ? Je ne suis pas obligé de faire du français
,dit mon garçon . Et en calcul ? maintenant je comprends les
intérêts et je ferai du français plus tard . Le cercle de parents
démarrent , nous nous jetons à l'eau, est-ce seulement
pour aider nos enfants ? Je découvre que je suis mal dans ma
peau aussi, que je comprends mal ce que les autres ressentent .Que
c'est au niveau de la relation que je peux progresser . Jérôme
après un an dans cette école désire revenir dans
son village , il se sent plus fort et plus travailleur . Son instituteur
lui a fait un signe positif. Il va donc essayer . Nous les parents,
nous continuerons d'aller à la Maison Familiale , nous n'avons
pas achever notre travail . Nous avons à nous découvrir,
à découvrir les autres et surtout à faire confiance
.Tout cela par un dialogue plus vrai allant à l'essentiel . |
![]() |
|
| Pour pouvoir
aider des enfants en institution, il ne suffit pas de la bonne volonté,
du dévouement, ni des seules qualités pédagogiques
des éducateurs individuels.
Tout en reconnaissant la valeur - mieux, la nécessité - de la relation pédagogique ou thérapeutique, on ne peut cependant dire que ce soit cette relation qui constitue le pilier du travail institutionnel. Si le but de l'institution est d'offrir à l'enfant des expériences (sociales - affectives) nouvelles, curatives, qui lui permettent de se (re)trouver lui-même et de s'épanouir le mieux possible, alors il convient de constater que c'est la totalité de l'institution qui détermine le caractère et la qualité de ces expériences. La totalité institutionnelle, c'est celle d'un système social très complexe, fait de personnes, d'émotions, de relations, de structures, de fonctions de problèmes, tensions, voire conflits. A l'art d'éduquer, de créer des relations ou des situations bénéfiques, orthopédagogiques, thérapeutique, s'ajoute pour tous les professionnels impliqués, l'art de coopérer, l'art d'offrir un " modèle ". Par modèle, nous n'entendons pas un exemple de perfection. Au contraire, il s'agit de montrer aux enfants comment des adultes de bonne volonté, certes, mais faillibles, parfois irrités, impatients, irrationnels, arrivent à s'entendre de façon réaliste. Comment, en particulier, ils arrivent à assumer une autorité réelle, mais adaptée aux besoins des enfants et non pas but en soi. Chaque relation de travail (" chefs " - éducateurs, éducateurs entre eux ; éducateurs - " spécialistes " ; éducateurs - enfants intérieurs - extérieur ) a ses propres sources de tensions qu'il s'agit de découvrir et d'apprendre à rendre plus inoffensives. Ceci est d'autant plus important que nous savons que les tensions dans un ou entre deux " sous-systèmes " ont leurs répercussions partout ailleurs et en particulier dans la situation de travail avec les enfants. Afin de développer nos aptitudes au niveau de la création et de la protection des conditions d'aide, il est important de nous habituer à traduire nos problèmes et nos soucis en " problèmes de travail " et de considérer le contact avec les enfants eux-mêmes sous l'angle de la conception " travail ".
|
|---|
P.A. DRILLICH |
1. Circonstances concrètes La session s'est
tenue du vendredi 22 au dimanche 31 décembre 1972. 9 enfants
psychotiques et 6 adultes étaient présents. 2. Options de départ
3. Contenu de la session D'emblée,
l'horaire a voulu être très souple. Il ne comportait
que trois points fixes : à 10 heures, une réunion plénière
avec les enfants en vue d'organiser les journées ; à
13 heures, le repas de midi préparé par tout le monde
et pris en commun ; à 21 heures, une réunion entre adultes,
tenue à l'étage, afin de favoriser le coucher des enfants.
Le repas du soir était individuel, en ce sens que les enfants,
avec la collaboration des adultes auxquels ils s'adressaient, préparaient
ce qu'ils souhaitaient, en fonction de ce qui était mis à
leur disposition. 4. Appréciation sur la session Assez vite, les
enfants ont compris ce qui se passait autour d'eux. Après deux
ou trois jours, ils questionnaient volontiers les adultes et leur
demandaient ce qu'ils comptaient faire le lendemain. Ils semblent
avoir réalisé que devant l'activité des aînés,
eux-mêmes ne pouvaient demeurer inactifs. Certains enfants on
établi leur réseau d'activités, parallèlement
à celui des adultes tandis que d'autres s'essayaient soit à
aider, soit à imiter les éducateurs, quoique sans grande
persévérance. Il faut noter encore que jamais les enfants
n'ont empêché les adultes de travailler, en leur demandant,
par exemple, de s'occuper d'eux. Cette manière de vivre près
de l'adulte rendait les enfants moins angoissé : c'est important
à souligner aussi. La base sur laquelle reposait cette expérience consistait en ceci, comme il a été dit plus haut, que l'on se refusait à créer un cadre artificiel au profit des enfants, mais à vivre " réellement " une vie réelle dans laquelle les enfants, spontanément, trouveraient leur place. On peut se demander si, en fin de compte, cet objectif a été atteint. Certes, les exercices traditionnellement didactiques ou directement thérapeutiques ont été écartés. Mais il demeure que cette session était elle-même une session, c'est-à-dire une portion de quelque dix jours, volontairement différente du reste de l'année passée par ces enfants dans l'école ou dans leur famille. Serait-il possible de concevoir une " rééducation " de l'enfant psychotique dans un cadre semblable, étendu à toute l'année ? Une réponse à cette question relève des perspectives d'avenir, objet du paragraphe suivant. Mais avant d'y venir, une dernière remarque pourrait être faite. Il paraît
important que les adultes ne deviennent pas les esclaves des enfants
au point que, par exemple, une maman ou un éducateur ne se
sentent pas tout-à-coup devenus inutiles lorsqu'ils renoncent
à s'occuper directement et immédiatement des enfants
pour redevenir eux-mêmes, adultes, ayant leur existence, leur
autonomie et leur travail propres. La fonction de l'éducateur
ne consiste pas d'abord à materner les enfants et à
les entourer, mais à leur fournir une image et un reflet de
la vie dans laquelle s'intégrer. En ce sens pourrait être
vraie l'adage de Deligny : " Il faut soigner les enfants et non
pas les aimer ". C'est-à-dire qu'il faut leur prodiguer
ce qui est nécessaire pour leur santé, leur équilibre
et leur épanouissement et ne pas verser dans un amour accaparant
et mobilisateur de toutes les énergies. Telle pourrait être,
entre autres, une des conclusions majeures de l'expérience
apportée par cette session. 5. Perspectives d'avenir A court terme et comme premier champ d'application, il faut réfléchir au mode de vie de l'internat de la Maison Familiale. Ne serait-ce pas un progrès réel à y créer un climat analogue à celui de la session ? Que les enfants y soient donc intégrés dans les travaux permanents et durables exécutés par les adultes (éducateurs, ergothérapeutes, ) plutôt que d'être l'objet d'une surveillance astreignante tandis qu'ils s'occupent exclusivement à des activités sans lendemain (jeux de constructions aussitôt démolies, dessins aussitôt chiffonnés, etc ) ? Tant pour les enfants que pour les adultes, cela contribuerait à créer un climat plus sain, plus vigoureux, plus réel et plus dynamique. Cette conclusion
possible entraîne en tout cas que la " philosophie "
de cette session n'est pas d'application pour les seuls psychotiques,
mais qu'elle est adaptable pour tous les enfants en général. Claire
Vandercam |
EXTRAIT D'UNE REUNION DE PARENTS DU 11 JUIN 1972
1 verton = 0,25 F Avec les vertons, on peut obtenir des bonbons, des billes, des jeux selon ses propres possibilités d'acquisition de vertons. Chaque citoyen possède une carte d'identité avec son nom ou une photo. Le but de la VERTONIE : grâce aux vertons et au système bancaire, le calcul est ainsi mieux assimilé, on gagne des vertons pour des services rendus : exemple la vaisselle, les travaux scolaires bien exécutés. Mais il faut noter que toutes les corvées et les travaux ne sont pas rémunératoires. Une grande liberté reste acquise aux enfants en dehors de la VERTONIE. Grâce à la carte de citoyen,
on peut noter une meilleure adaptation à l'ordre. Il y a eu quelques vols mais pas de vrais hold-up à la Banque de VERTONIE. Mais en général, grâce à cette invention, les enfants accèdent au réel avec de bonnes motivations (comme dans la vie sociale où les activités professionnelles sont rémunérées). On peut cependant constater que peu d'enfants parviennent à faire des économies de vertons pour acheter des objets plus importants mais dépensent plus facilement leurs vertons au jour le jour. Quelques parents ont réagi de manière négative, se plaignant de ne pas avoir été mis au courant de l'invention. Michel Patte nous explique à ce sujet qu'un stencil a été distribué aux enfants en début d'opération. Certains stencils sont arrivés jusqu'aux familles, d'autres pas, pourquoi ? Ceci est voulu afin de permettre aux enfants de communiquer ou pas leurs activités scolaires et de mettre en lumière, ce cette manière, le type de relation entre enfants et parents. Qu'attendent-ils les uns des autres ? Pourquoi certains enfants n'ont rien dit ? Pourquoi d'autres l'ont fait et comment ? On continuera l'année prochaine si les enfants en expriment le désir. Une participante de la réunion des parents |
Nous avons eu
plusieurs fois l'occasion de rencontrer Françoise DOLTO durant
la période de 1974 et 1984. Sa manière
d'aborder la spécificité d'une psychothérapie
analytique chez l'enfant a aidé plusieurs à sortir d'impasse
où le travail semblait bloqué. Le chahuteur
qui portait mal son angoisse de devoir remettre un devoir correct,
elle proposait de lui donner le temps de se centrer sur lui-même
: regarde, je te fais un territoire rien que pour toi en traçant
autour de lui un grand cercle à la craie
là tu
vas prendre le temps de réfléchir, d'organiser ton travail
et tu feras signe quand tu te sentiras bien. Son expérience était basée sur une étude approfondie et de nombreuses heures de réflexion. Elle aimait se dire " médecin en éducation ", c'était là son originalité.
Merci Françoise Dolto ! |
MARCELLE PROCUS
Avec la collaboration de Michèle BLOCK
Toujours dans les années entre
1971 et 1974, nous avons fait la connaissance de Madame PROCUS. Nous
conduisions régulièrement quelques jeunes élèves
pour une rééducation en psychomotricité. Nous
lui avons confié en particulier nos enfants atteints de problèmes
relationnels graves.
Le sérieux du travail impressionnait les parents et les éducateurs que nous étions ; tout son travail était conduit avec fermeté et en même temps avec beaucoup de douceur. Elle rencontrait les enfants là où ils se trouvaient en difficulté. Sa manière de faire nous remettait également en question.
|
![]() |
Année scolaire 87-88
REFLEXIONS SUR LE TRAVAIL DU PARA-MEDICAL
Lors des réunions, nous avons insisté et nous nous sommes interrogés sur les structures mises en place dans l'institution à propos des rééducations. Cette question s'est posée à partir du fait que, pour un certain nombre d'enfants du centre, malgré l'intensité des rééducations et leur durée, les résultats n'étaient guère brillants : bien sûr, ils apprenaient certaines choses. Ils évoluaient lentement, mais on ne touchait pas au nud du problème. Nous nous sommes demandé ce qui grippait dans la question du rapport de l'enfant au savoir, s'il y avait, avec les enfants névrosés, instables et peu concentrés un travail possible entre la psychanalyse et le conditionnement qui porterait sur la structure proprement dite. La question de la demande
des parents, de l'enfant lors de l'admission dans le centre a à
être inscrite par rapport au savoir, selon trois axes, qui doivent
d'abord être distingués. Cela concerne : Il n'y a pas d'ordre de
valeur entre ces trois axes, sinon il y aurait perte de la question
du savoir. Le livre des Ortigues " Comment se décide une psychothérapie d'enfant " posait la question de la demande. Il nous a semblé intéressant de nous y arrêter. La question de la demande des parents y est abordée et ils insistent sur le temps nécessaire à cela : que ce soit leur temps, leur tempo. Et puis, que veulent les parents, veulent-ils que leur enfant change et peuvent-ils le vouloir ? Car il y a toujours un versant inconscient à une demande. (Par exemple, cela arrange bien une mère que son enfant ne travaille pas en classe, cela la sort de sa dépression). L'évolution des parents et de l'enfant se fait en parallèle. La demande peut n'être parfois que le colmatage d'une brèche, de suppression du symptôme. Il faut du temps pour s'ouvrir à autre chose. Dans les institutions, il y a parfois " brouillage institué ", sans demande possible de l'enfant et nous avons à y être attentifs car cela est porteur de toutes sortes de conséquences. La distinction est aussi faite entre l'envie de venir et le sentiment que cela est utile. Il est donc proposé d'établir un contrat à court terme entre l'enfant et l'adulte, convention faisant tiers entre eux. Les théories de
Monsieur de la Garanderie nous ont aussi intéressés.
La position de l'adulte est ici différente de celle que l'on
rencontre classiquement : de la Garanderie accentue les structures
de l'apprentissage et non le contenu. Il n'est pas parti de l'analyse
des échecs scolaires mais bien de celles des réussites.
Il remet en question les dons pour telle ou telle chose, il parle
de gestes mentaux, l'aptitude à ceci ou cela étant quelque
chose qui s'acquiert. En dehors du concret de sa méthodologie,
certaines choses sont à retenir pour nous qui avons affaire
à des enfants dont l'attention est perturbée. Lorsque
quelque chose est perçu, il se forme à l'intérieur
de notre tête des " images mentales ". Sous forme
de mots ou d'images, nous nous redisons, nous revoyons ce qui a été
perçu, c'est l'évocation. Le travail de la Garanderie
nous ramène aussi à distinguer deux champs : De ces diverses réflexions, émises au cours de l'année, il me semble intéressant de tirer, non pas des conclusions, mais d'épingler certains points dans le fonctionnement institutionnel.
- Il y a à soutenir une demande chez les parents, chez l'enfant, et celle-ci passe d'abord par le savoir (l'école, les rééducations, la psychanalyse). - Il ne faut pas arriver au paradoxe de demander à l'enfant qu'il demande ! - Pour garder une position de travail qui tienne par rapport aux demandes, le programme scolaire, le diagnostic, le repérage du désir sont essentiels, ainsi que la présence d'un tiers sous une forme ou une autre (contrat, demande des parents, de l'instituteur, de ). Il y a importance du nom des lieux, des fonctions des personnes. - Les contraintes institutionnelles mais aussi notre désir d'adulte entrent en jeu dans les différentes rééducations. Il s'agit que nous soyons au clair avec ce que nous faisons. - En rééducation,
il s'agit le plus souvent d'un travail en prise directe sur le symptôme. La Pédopsychiatre |
Avec eux, s'installe
une période stable appuyée sur le " canal "
psychanalytique d'un certain Jacques. Mais qui tient
la barre ? Quelques temps
plus tard, ces grands envahisseurs décident de reprendre la
route jusqu'à Genval, emportant dans leurs bagages les psychotiques
du gobelet ou de la chaise. A présent,
les enfants sont en classe quand ils doivent y être. Faudrait-il croire
que le symptôme ne parlerait plus ? Serait-il inhibé
? En tout cas, on débouche les bouteilles à l'occasion des diocésains réussis. Mais est-ce vraiment possible de faire un résumé de ces années ? Elles passent et nous y sommes pris. La main passe . Pour les enfants,
en tout cas, ils paraissent de moins en moins marginaux. Gare ! A les voir, on les trouverait ordinaires.
|
Le 24 juin 1989
Josette
dit quelques mots au nom de tout
Dès la création de cette maison, nous fûmes assurés de son soutien et aidés par ses encouragements. Les différents moments difficiles par lesquels la Maison Familiale est passée, n'ont pas vu s'effacer son sourire bonhomme que nous apprécions tant. Nous ne le voyons pas souvent et pourtant ses courtes visites nous font bien plaisir. Nos remerciements vont aussi à tous les membres du conseil d'administration. Oeuvrant dans l'ombre, ils assurent une tâche souvent ingrate mais cependant indispensable au bon fonctionnement de l'école. Nous voulons exprimer notre profonde
et amicale sympathie à Tante Claire. Grâce à sa
ténacité et à sa clairvoyance cette maison a
pu rester fidèle aux objectifs fixés au départ
: être une maison familiale. Rassemblant les initiatives clairsemées,
clairon de la recherche, guide fidèle dans le marasme clair-obscur
de la pédagogie, elle permet aux enfants et à nous-mêmes
de voir clair dans la vie de l'institution.
|
Accueil - Situation - Projet - Les Acteurs - Textes - Photos - Actualités - Renseignements ![]()