C’est le comte Lippens qui est le créateur de la réserve naturelle du Zwin. Il était le pionnier de la conservation de la nature et de l’étude des oiseaux en Belgique.

Sans le comte Léon Lippens le Zwin ne serait probablement jamais devenu un parc naturel. En 1952, cet ornithologue a estimé qu’il était grand temps de sauver ce biotope unique avec ses dizaines d’espèces d’oiseaux rares, d’une ruine menaçante. Le comte était alors bourgmestre de la ville de Knokke, et il comprenait que le développement du tourisme n’avait pas toujours de conséquences positives pour la faune et la flore. A une époque où l’environnement était souvent sacrifié au profit financier, le comte Lippens a prouvé que le tourisme et le respect de la nature peuvent s’accorder. Il est mort à l’âge de 75 ans. Il est immortalisé dans sa réserve. Son buste en bronze à l’entrée du Zwin garde bien vivant le souvenir de ce grand ami de la nature.

 

Histoire du Zwin

Au Moyen Age, le port de Bruges était relié à la mer du Nord par un bras de mer : le Zwin. Les navires pouvaient atteindre Bruges via la Zwin. Mais au fil des ans, ce bras de mer s’est ensablé. Il s’est transformé en polder. Aujourd’hui, l’emplacement de son embouchure est occupé par une réserve naturelle unique : le Zwin, où poussent de remarquables plantes et où des milliers d’oiseaux viennent couver chaque année.

 

Les animaux du Zwin

Le Zwin abrite plusieurs espèces d’oiseaux .

Plus d’une centaine d’espèces couvent leurs oeufs au Zwin chaque année.

Les autres sont surtout des oiseaux migrateurs qui viennent se reposer un peu et se nourrir afin de reprendre des forces avant de poursuivre leur long voyage.

De nombreux oiseaux se nourrissent d’animaux, grands et petits, vivant dans la mer et sur la plage.

Pour ne pas faire un long discours, je ne donne pas de commentaires sur toutes les espèces.

Les cigognes

Ce qui frappe tout d’abord le visiteur arrivant au Zwin, c’est la présence de la cigogne blanche (ciconia ciconia). Les cigognes du Zwin ont été importées. On les distingue de loin, dressées sur leur grand nid (l’aire), à la cîme des arbres. Impossible de ne pas les entendre car elles se saluent par des claquements de bec sonores.

La cigogne se nourrit de grands insectes, de souris et d’escargots, mais également de jeunes oiseaux et de petits lapins.

Au printemps, il arrive qu’une cigogne vienne s’installer dans un arbre ou sur un toit. Son nid est fait de branches. Après avoir pondu son premier oeuf, la cigogne se met à le couver. Les oeufs n’éclosent pas tous en même temps. Dans le nid, tous les oisillons n’ont donc pas la même taille.

Le cormoran

Les cormorans adorent les bains de soleil. Après avoir poursuivi une proie sous l’eau, il fait sècher ses plumes. En effet, bien que le cormoran soit équipé de pattes palmées et qu’il soit excellent nageur, son plumage n’est pas imperméable.

 

Le tadorne de Belon

Le tadorne de Belon a été choisi comme emblème du Zwin. Il représente au mieux le milieu qui caractérise le Zwin : dunes et pré salé. Il niche en effet dans les terriers de lapin situés à l’abri des marées dans les dunes et se nourrit dans les vases salées, mais ne dédaigne pas non plus insectes et crustacés. Il ajoute de temps en temps des morceaux de plantes et des graines à son régime.

 

Le lapin

Les dunes du Zwin abritent d’innombrables lapins, qui y creusent de longues galeries. Les lapins abandonnent souvent ces galeries après un certain temps, au plus grand profit de certains oiseaux, qui s’y installent et y élèvent leurs petits. Sans les lapins et leurs terriers, plusieurs espèces d’oiseaux auraient disparu du Zwin. Le lapin vit en colonies, composées de plusieurs familles. Les femelles creusent des terriers profonds, parfois avec de multiples galeries et plusieurs sorties de secours. Le lapin est surtout actif au crépuscule. Si vous ne le voyez pas, vous pouvez facilement repérer sa présence grâce aux amas de crottes rondes.

 

 

La goutte de sang

Ce papillon de petite taille et aux couleurs vives sort de son cocon au début de l’été. Les chenilles sont zébrées de noir et de jaune.

 

       

Maintenant, nous allons vous parler de la végétation au Zwin.

Les slikkes et marais salants

Le paysage du Zwin se compose de slikkes et de marais salants.

Les slikkes sont très boueuses. La mer les recouvre deux fois par jour; elles ne sont au sec qu’à marée basse.

Un peu plus haut, des marées salants, ou prés salés, ont été formés par les alluvions de vase que la mer dépose à marée haute. Les prés salés ne sont immergés que lorsque le niveau de la mer atteint une très grande hauteur.

 

            

Les plantes du Zwin

Slikkes et prés salés abritent des plantes que l’on ne trouve nulle part ailleurs. Ces plantes rencontrent les mêmes difficultés que les végétaux du désert : elles doivent lutter contre le dessèchement. La mer les arrose, mais le sel contenu dans l’eau gêne le travail des racines. C’est pourquoi de nombreuses plantes possèdent des tiges charnues, capables de retenir l’eau.

Le statice

Beaucoup pensent que le statice est la plus belle plante du Zwin. C’est pourquoi elle a été baptisée Fleur du Zwin. De juillet à septembre, elle recouvre les marais salants du Zwin d’une voile pourpre. Quand le Statice a fini de fleurir, ses graines deviennent une source alimentaire non négligeable pour plusieurs espèces d’oiseaux. C’est ainsi qu’en septembre, on voit parfois plus de mille oiseaux se nourrir dans les champs de Statice.

La salicorne

La salicorne est une des rares plantes à pousser dans les slikkes. Elle est capable de stocker suffisament de sel dans ses tissus pour être en équilible avec le milieu extérieur et réussir à pomper l’eau du sol. La plante ressemble un peu à un cactus. Au début, ces tiges charnues sont vert foncé, par la suite, elles prennent une couleur rougeâtre. On l’appelle aussi passe-pierre. Et de surcroît, elle est succulente.

Les oyats

Les dunes du Zwin abritent diverses espèces d’herbes, comme les oyats, qui, grâce à leurs longues racines, cimentent le sable. Elles empêchent ainsi les dunes de disparaître. Ce sont des herbes fauves aux extrémités piquantes. L’oyat résiste bien à la sécheresse car ses feuilles sont capables de s’enrouler sur elles-mêmes. D’autre part, la plante possède des racines qui pénètrent profondément dans le sable et ainsi profiter de l’humidité sous la dune.

Nous espérons que ce petit voyage au Zwin vous a plu.

Céline et Lydie

 

Fiche technique

Superficie : 150 hectares

Propriétaires : Compagnie Immobilière du Zoute

Localisation : à Knokke, à l’extrémité orientale du littoral belge, contre la frontière belgo-néerlandaise

Particularités : vestige ensablé du bras de mer qui menait à Bruges. Réserve naturelle. Parc ornithologique.

Caractéristiques : bancs de sable, prés salés, littoral, dunes, digues

Pour plus d’informations : Le Zwin, Graaf Leon Lippensdreef 10 à 8300 Knokke

Tél. 050/607086 – Fax 050/622000

 

Sources

ArtiDoc : Artis-Historia

Artiscope n° 7 : à la découverte de la côte belge

Parcours : Artis-Historia

Le littoral et les Polders : Artis-Historia

Le Zwin entre terre et mer : Guido Burggraeve et Michel Decleer, Editions Marc Van De Wiele

 

 

Il existe un site Internet : www.zwin.be

 

Questionnaire      /10

Qu’est-ce qu’un oyat ? /2

Qu’est-ce la salicorne ? /2

Comment s’appelle le fondateur de la réserve naturelle du Zwin ? /2

Où se trouve le Zwin ? /2

Cite deux espèces d’oiseaux ? /2

 

Céline Callens - Lydie Caebergs

 

 

 Mise à jour le 25 octobre 2011

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