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27 septembre 1748

 

Ce jour-là...

 

Abolition des galères

 

 

Galère

Puget Pierre (1620-1694)

Paris, musée du Louvre

http://www.photo.rmn

 

 

          Le 27 septembre 1748, une ordonnance du roi Louis XV abolit l'institution des galères et incorpore ces dernières dans la marine royale.
Les forçats sont désormais internés dans des prisons côtières ou dans des navires hors service, notamment à Toulon, dans ce qui sera le bagne.
Depuis 1560, où une condamnation à un minimum de dix ans a été instituée par Charles IX, les condamnés étaient enchaînés à leur banc.
À leurs côtés, les engagés volontaires n'étaient pas enchaînés. Quand la galère coulait, ceux-ci pouvaient tenter de survivre si, du moins, ils savaient nager... Les condamnés quant à eux coulaient avec l'épave. Les uns et les autres formaient la chiourme.

Naissance de la Royale

Les galères s'étaient multipliées au siècle précédent, sous le règne de Louis XIV.
Le Roi-Soleil avait manifesté sa volonté de dominer les mers comme le continent et il avait confié à son ministre Colbert le soin de créer une marine digne de ce nom, rivale des marines anglaise et hollandaise.
Colbert avait d'abord acheté des navires à l'étranger avant de lancer une industrie navale en France même.
Dès 1677, la France comptait 116 vaisseaux dont douze de premier rang, avec 74 à 120 canons. Au total plus de 6000 canons.
Les galères royales basées à Toulon étaient au nombre d'une quarantaine. Ces bateaux longs et bas, à un pont et deux mâts, étaient armés de canons à l'avant. À l'arrière, ils étaient surmontés du carrosse ou tabernacle, où se tenaient les officiers.
Chaque galère était placée sous le commandement de quatre officiers d'épée (des gentilshommes). Ils avaient sous leurs ordres une centaine de soldats, appelés bas - officiers, qui faisaient office de geôliers. Parmi eux les argousins, qui ferraient les galériens, et les pertuisaniers, qui surveillaient ceux-ci lors des corvées.

Les rameurs étaient des... esclaves turcs achetés sur les marchés de Livourne, de Gênes ou de Malte, ainsi que des condamnés de droit commun. À ceux-là s'ajoutaient de malheureux vagabonds, des huguenots ou encore des faux -sauniers, coupables de contrebande sur le sel. Ils dormaient ordinairement sur leur banc et vivaient dans une puanteur à peine supportable.

Saint Vincent de Paul s'était indigné mais en vain du sort de ces hommes. Leur malheur était le prix à payer pour la gloire de la «Royale», surnom encore actuel de la marine française.

 

Les grandes heures du règne du roi Louis XV :

1er septembre 1715 : avènement de Louis XV (5 ans)
11 mai 1745 : bataille de Fontenoy
27 septembre 1748 : suppression des galères
5 janvier 1757 : attentat de Damiens contre Louis XV
9 mars 1762 : condamnation de Jean Calas
10 février 1763 : la France renonce au Canada
23 février 1766  : la Lorraine devient française
15 mai 1768 : Gênes vend la Corse à la France
21 janvier 1771 : exil du Parlement

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