Giovanni Battista PERGOLESE

Jesi, près d’Ancône, 4 janvier 1710 - 17 mars 1736, Pozzuoli

 

 

 

 

 

          O quam tristis et afflicta

           extrait du Stabat Mater

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Rogier van der Weyden - Déposition (détail) -- c. 1435

(Huile sur panneau de chêne)
Museo del Prado, Madrid

 

Il y a dans l'harmonie classique deux types de dissonances qui se résolvent en produisant un effet des plus heureux quand ils sont utilisés à bon escient par le compositeur :  ce sont les retards et les appogiatures. Le principe consiste à maintenir ou à faire entrer un note étrangère à un accord , à un moment clé du cheminement harmonique.  Tel est le principe qui participe à l'ambiance si particulière de l'entée succissive des voix dans ce Stabat Mater

 

Ce Stabat Mater, basé sur un texte liturgique du XIIIe siècle méditant sur la souffrance de Marie, mère du Christ, est une commande des Franciscains pour remplacer celui écrit par Alessandro Scarlatti, considéré comme démodé.

L'œuvre renommée, a été reprise et adaptée par la suite à plusieurs reprises. La version la plus célèbre  est celle de Jean Sébastien Bach qui en reprend les thèmes dans son Psaume 51.   Le Motet « Tilge, Höchster, Meine Sünden » d’après le Stabat Mater de Pergolèse, ne fut retrouvé et authentifié qu’au milieu du XXe siècle. Cette adaptation s’appuie sur un texte allemand et luthérien "Le Psaume 51".

 

Il se compose de douze parties.

  • Stabat Mater dolorosa

  • Cujus animam gementem

  • O quam tristis

  • Quae moerebat et dolebat

  • Quis est homo

  • Vidit suum dulcem natum

  • Eia Mater

  • Fac ut ardeat cor meum

  • Sancta Mater

  • Fac ut portem Christi mortem

  • Inflammatus et accensus

  • Quando corpus morietur