Louis-Nicolas Clérambault

(1632-1687)

 

 

La Maison Royale de Saint-Louis.

Le 1er mai 1685, les travaux commencent sous la direction de Mansart. Près de trois mille ouvriers militaires se mettent au travail sur la terre achetée au seigneur du lieu, et élèvent en un peu plus d'un an douze corps de bâtiments formant cinq cours.
 

Par contrat, Clérambault s'engage " d'avoir soin de leurs chants d'église, faire en sorte qu'ils ne soient point corrompus, de faire répéter de temps en temps les Dames et Demoiselles pour garder l'uniformité des voix et du chant dans les offices divins ". Il doit également toucher l'orgue et veiller à son entretien. Fruit de son travail, il édite en 1733 deux volumes intitulés Chants et motets à l'usage de l'Eglise et Communauté des Dames de la Royale Maison de Saint-Louis à Saint-Cyr.

 

Il composa ce Miserere, édité en 1733, pour les demoiselles de la Maison Royale de Saint-Louis situé à Saint-Cyr.

Madame de Maintenon (1635-1717) y veilla pendant trente ans  sur l'éducation de quelque 3000 jeunes filles pauvres de la noblesse. Sont admises des demoiselles nobles, sans fortune, dont la ligne paternelle compte au moins cent quarante ans de noblesse prouvée. Le nombre des élèves est fixé à 250, l'admission pouvant s'effectuer de neuf à douze ans, et le séjour dans l'établissement se prolonger jusqu'à l'âge de vingt ans.

Trente-six "dames" sont chargées de l'instruction et de l'éducation des élèves, vingt-quatre "converses" préposées au service intérieur de la maison; elles reçoivent un costume grave et modeste, mais qui n'a rien de monacal. Ce type d'établissement est alors unique en Europe.

Les demoiselles sont partagées en quatre classes, ayant chacune son dortoir, sa salle d'étude et son réfectoire, et distinguées par quatre couleurs différentes. Les plus jeunes, jusqu'à dix ans, portent le ruban rouge; de onze à quatorze ans, le ruban vert; de quinze à dix-sept ans, le ruban jaune; de dix-huit à vingt ans, le ruban bleu. Madame de Brinon, nommée supérieure, dirige l'institution, mais Madame de Maintenon, qui a le titre de fondatrice, s'intéresse de très près à "ses filles". C'est elle qui sollicite Racine - dont la dernière pièce, Phèdre, remonte à 1677-, pour la rédaction d'une tragédie que puissent interpréter les demoiselles.

Pour en sabvoir plus http://perso.orange.fr/coldo/Historique/HistoireStCyr.htm