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Le palais de charles de lorraine et La Chapelle

   de nassau

Jusqu'en 1960, l'ancien palais des ducs de Nassau occupait le quadrilatère situé entre la place du Musée, la Montagne de la Cour, la rue de l'Empereur et la rue de Ruysbroek. De ce palais, seule la chapelle de Nassau a été conservée et, de la nouvelle construction du temps de Charles de Lorraine, il ne reste que l'aile sud-est donnant sur la place du Musée, ainsi que la nouvelle chapelle de la cour (église protestante depuis 1803, appelée église protestante depuis 1803, appelée aujourd'hui chapelle royale protestante). 

En 1976, l'escalier monumental et les appartements du premier étage (le salon italien ou rotonde et cinq salles en façade), du XVIIIe siècle, ont été restaurés.  La cage d'escalier est ornée d'une statue de marbre représentant Hercule, due au ciseau du même Delvaux. La rotonde, une salle à l'italienne, est décorée d'un pavement incluant des échantillons de marbres de nos régions.

Dans ces appartements s'est ouvert un musée du XVIIIe siècle . Les cinq salles présentent des objets évoquant les Pays-Bas autrichiens et la Principauté de Liège: chaise à porteur, traîneau, médailles, pièces d'orfèvrerie, porcelaines, instruments scientifiques et techniques, tableaux, instruments de musique et vaisselle de table. Les objets proviennent des collections de la Bibliothèque royale de Belgique, des Musées royaux d'Art et d'Histoire -Musée du Cinquantenaire et Musée des Instruments de musique- et de collections privées. Ils reconstituent le cadre de vie et les préoccupations de Charles de Lorraine, intellectuel curieux de science comme d'occultisme, connaisseur des encyclopédistes, amateur d'art et collectionneur passionné.

Le rez-de chaussée de cette aile sud-est abrite, depuis 1977, le Cabinet des Estampes de la Bibliothèque royale.

La chapelle Saint-Georges, appelée ordinairement chapelle de Nassau, seul vestige de l'hôtel du même nom, a été construite pour Henri de Nassau, en style gothique brabançon, au début du XVIe siècle. Après la rupture entre Guillaume le Taciturne et Philippe II, l'hôtel de Nassau connut de nombreuses vicissitudes; tour à tour confisqué et restitué par le gouvernement espagnol aux descendants de la famille d'Orange-Nassau, il devint finalement, en 1731, le siège de la Cour. En 1756, le gouverneur Charles de Lorraine racheta l'hôtel à son dernier possesseur et le fit reconstruire en style Louis XVI, à l'exception de la chapelle. Celle-ci connut, depuis le XIXe siècle, les affectations les plus variées; elle servit successivement d'entrepôt provisoire pour les oeuvres du sculpteur Mathieu Kessels, que l'État avait achetées en 1839, de laboratoire pour le Musée royal d'histoire naturelle (on y monta notamment les iguanodons de Bernissart), de salle des catalogues pour l'Institut international de bibliographie et de salle de lecture pour les Archives générales du Royaume.

A l'extérieur de la chapelle, sur la partie inférieure gauche du mur de façade, un bas-relief du sculpteur Georges Dobbels (1969) évoque la silhouette de l'hôtel de Nassau du temps de sa splendeur.