La Chapelle

 

des Brigittines

Historique

L'ordre du Saint Sauveur, dit des Brigittines, est fondé au XIVe siècle par Brigitte de Suède (1302-1373).

1346 L'ordre de Saint Sauveur est originellement un ordre féminin au côté duquel vivait une petite communauté masculine (cet ordre devait comprendre 60 religieuses et 25 religieux réunis sous la direction de l'abbesse). Cet ordre contemplatif était consacré au culte particulier de la Passion du Sauveur et de la Compassion de Marie.

1466 Le monastère dit "Maria-Troon", installé à Termonde, fut le premier qui vit le jour en Belgique.

1515 L'ordre comptait globalement 27 maisons. L'évolution religieuse de la Suède, sous le règne de Gustave Vasa, sonna le glas du fameux monastère de Vadstena qui fut pillé en 1540. Les maisons des Brigittines des pays gagnés par la Réforme furent fermées elles aussi. De nombreux monastères de l'ordre du Saint Sauveur furent fondés durant le XVIIe siècle.

1567 Sur un plan datant de 1567, le tracé des actuelles rues des Brigittines et des Visitandines est déjà existant et tel qu'il était encore au début du XXe siècle. 

De nouveaux immeubles ont été bâtis au cours des siècles, mais le tracé initial de la rue n'a pratiquement pas évolué.1621 Par résolution du 5 février 1621, le magistrat autorisa les Brigittines, originaires de Termonde, à se fixer en ville.

1623 Elles n'arrivent à Bruxelles, toutefois, que le 18 octobre, après que l'archevêque de Malines, Jacques Boonen, par lettre du 23 juillet, eut permis à la fondatrice Barbara Tasse, abbesse du Couvent de Termonde, de venir s'établir à Bruxelles avec six sœurs.

Cette venue à Bruxelles était conditionnée par l'obtention d'un avoir suffisant pour acheter un immeuble et pourvoir aux besoins temporels de la petite communauté. Le 8 août, l'Infante Isabelle leur accorda une semblable permission.

1624 Elles achetèrent différents biens près de l'église de Notre Dame du Finistère et reçurent l'autorisation de la ville, en date du 7 août, de pouvoir y construire leur couvent. Ce projet resta sans suite.

1625 Elles acquirent du conseiller Maes et de Jacqueline Maes, veuve d'Henri Cloemans, Conseiller et Maître de la Chambre des comptes de Brabant, un ensemble de maisons et jardins, sis rue Haute, en face du couvent de Saint Pierre.

1637 Les Brigittines résidèrent rue Haute durant 30 années. Pourtant, elles achetèrent à Jacques Morye, prêtre et sacristain de l'église de la Chapelle, le 12 août, des biens que le couvent anglais du tiers ordre de Saint François avait acquis en 1621 pour y installer un couvent. Ces biens étaient situés rue Buckborre qui allait porter plus tard leur nom.

1643-1701 Livre des Comptes (AGR n°12430), détaillant chaque élément de la construction de l'église.

1652 Début de la construction du couvent des Brigittines.
En vue de la construction d'une église, elles réunirent des aumônes et reçurent des dons importants du magistrat de la Ville et de plusieurs particuliers dont la Reine Christine de Suède en 1655.

1660 Les fondations de l'église du monastère sont établies.

1663 On entama la construction du bâtiment actuel. L'église fut édifiée à l'angle même de la rue des Brigittines et de la rue des Visitandines. La première pierre fut posée le 2 mai par André Crucis, Archevêque de Malines.
L'architecte de l'église fut Léon Van Heil, si tant est que nous puissions lui attribuer la paternité de cette œuvre sur la foi d'une inscription dans le registre des comptes, au poste des dépenses occasionnées par la nouvelle église, ou il est dit : "Item paué à Monsieur Van Ele, ingénieur, 78 florins".

1667 L'église fut bénie par Martin de Vreese, prêtre de l'Oratoire.
La première messe fut célébrée par le prélat de Vlierbeek, Robert Caraffa le 25 juin.

1670 Le Baron de Melsbroeck, Charles de Locquenghien, décédé en 1670, se fait enterrer dans l'église des Brigittines. Lord Bruce, Comte d'Ailesbury et sa seconde femme Charlotte d'Argenteau, Comtesse d'Esneux, y furent aussi enterrés.

1672 L'église fut consacrée le 13 mars par Alphonse de Bergues, Archevêque de Malines.

1693 On y bénit solennellement une cloche que l'on hissa dans la tour.

1695 Sur ordre de Louis XIV, le Maréchal de Villeroy, et ses troupes bombardent la ville durant 48 heures y occasionnant des dégâts considérables.
Le petit monastère subit de sérieux dommages.
La tour de l'église fut détruite par le bombardement. Elle était décorée de sculptures et percée de six fenêtres, ornées chacune d'une tête en cuivre.

1700 Le 9 novembre, un nouveau maître-autel, surmonté d'un tableau de Victor Janssens, fut consacré par l'évêque assistant de Clément, Prince Evêque de Liège.

1743-1752 Des problèmes de discipline, qui secouèrent la communauté, ne servirent certainement pas l'image de marque du couvent auprès de la population et durent détourner plus d'une famille, noble de surcroît, d'y faire accepter l'une de ses enfants.
Il ne faudrait pourtant pas croire que ce type de situation était exceptionnel. Sans doute les conflits, qui secouèrent le couvent des Brigittines, furent-ils relativement longs, mais des accrochages ne pouvaient pas être totalement absents de ces sociétés recluses.

1763 à 1784 Le duché de Brabant représentait la principale région d'origine des Brigittines (68 %). Seul le Hainaut (14 %) contribuait à renforcer la population du cloître d'une manière significative. Un recrutement exclusivement brabançon caractérise les quarante dernières années du couvent. Toutes les citadines et quelques campagnardes étaient choristes alors que toutes les converses étaient d'origine rurale. La religieuse de chœur, ou choriste, avait le droit de s'asseoir dans le chœur de l'église lors des offices. Elle participait à la gestion de sa communauté et avait une voix délibérative lors des réunions capitulaires. Elle était donc une religieuse à part entière au contraire des sœurs converses qui ne bénéficiaient pas de ces droits.
Aucune Brigittine n'était issue de la noblesse. Elles provenaient surtout des milieux des fermiers, des officiers et des marchands.
Les Brigittines étaient soumises à une stricte clôture, mais bénéficiaient d'autorisations occasionnelles qui permettaient à certaines personnes d'entrer dans le couvent.

1764-1784 Outre les offices habituels, les religieuses de Sainte Brigitte vendaient des concessions dans leur église et y célébraient des enterrements. Leur nombre réduit peut être interprété comme une manifestation d'une certaine déchristianisation. Toutefois, la pratique d'enfouissements chez les Brigittines témoigne également du fait que ce monastère bénéficiait encore d'un certain renom sur le plan spirituel (mention de deux enfouissements dans l'église en 1768 et 1778).

Les Brigittines possédaient 48 274 florins de capital , affectés à différentes rentes. Elles n'apparaissaient pas comme un des couvents de la capitale les mieux fondés.
Elles tiraient plus de 70 % de leurs revenus de la perception de rentes diverses et des loyers de leurs maisons.
La majorité de ces rentes étaient attachées à la fondation d'offices divins.

A la fin du XVIIIème siècle, elles connaissaient le revenu moyen le plus faible, étaient le troisième couvent le moins peuplé et détenaient la cinquième place au sujet du revenu moyen par religieuse, parmi les monastères bruxellois.

1764-1784 La population du couvent des Brigittines diminua fortement. Ce tassement est en contradiction avec la situation rencontrée dans les autres congrégations féminines de Bruxelles entre 1755 et 1783.

1769-1781 Les Brigittines se divisèrent durant les années 1769-1771 au sujet de l'accueil d'une dame séculière en pension dans le cloître. Des dissensions plus importantes éclatèrent durant les années qui suivirent et il fallut attendre 1781 pour voir le calme revenir au sein de la communauté.

1771 Sur le plan financier, la situation générale des monastères bruxellois ne paraît pas catastrophique. Néanmoins, l'ordonnance de Marie-Thérèse qui, en 1771, avait interdit aux novices d'encore apporter une dot, "soit en argent, soit en valeur" lors de leur entrée en profession, avait occasionné un sérieux manque à gagner pour plusieurs d'entre eux.
Cependant, même les couvents en difficulté financière connaissaient des conditions de vie acceptables.

Le couvent des Brigittines apparaissait parmi les plus modestes de la capitale des Pays-Bas autrichiens. La diminution constante de leur population durant la seconde moitié du XVIIIe siècle est révélatrice à cet égard.

1775 et 1776 Les communautés de Brigittines ne bénéficiaient pas de l'immunité et dépendaient de l'évêque de leur diocèse. Celui-ci contrôlait les comptes des couvents, réglait les conflits éventuels et supervisait les élections des abbesses et des prieures.

1783 Le 17 mars, un édit promulgué par Joseph II décréta la suppression des maisons religieuses considérées comme inutiles dans l'ensemble des Pays-Bas autrichiens. Les biens des couvents supprimés devaient être gérés par le Comité de la Caisse de Religion qui était notamment chargé du payement des pensions des religieux supprimés. Au total, les 163 cloîtres (40 couvents masculins, 121 couvents féminins et deux abbayes) furent supprimés entre 1783 et 1787. Les décisions de l'empereur Joseph II et de l'impératrice Marie-Thérèse à l'égard des congrégations religieuses visèrent surtout à réduire leur puissance économique.

Comme tant d'autres Congrégations religieuses, les Brigittines furent supprimées. Par l'intermédiaire du Cardinal de Franckenberg, Archevêque de Malines, elles remirent à l'église de la Chapelle les reliques qu'elles possédaient, puis elles se dispersèrent. Plus tard, dans l'ancien couvent, une école s'installa, destinée aux enfants de la bourgeoisie peu aisée.

1786 Une partie des bâtiments du couvent, à l'exception de l'église, fut occupée dès 1786 par les militaires et plus particulièrement par la division des grenadiers d'Alviuzy. Les militaires y restèrent pendant plusieurs années, en attendant de pouvoir être placés dans le couvent des Riches-Claires.

1788 Plan du cloître des Brigittines dressé par le géomètre Culp.

1789 On réunit momentanément dans le bâtiment des Brigittines, sous la direction du libraire Ermens, les livres provenant des abbayes et des couvents supprimés.
On procède à la vente en 1789 de ces livres. Ils sont, à cette occasion, répertoriés dans des catalogues, à la suite de quoi ils sont répartis entre le séminaire général, le séminaire filial et les trois facultés établies dans la Ville de Bruxelles (théologie, droit,...)

1792 L'église devint prison de guerre où furent enfermés des soldats français capturés à Tournai, le 7 janvier. Dès lors, l'ancien couvent et son église servirent à différentes reprises de dépôts pour des prisonniers de guerre.

1794 L'église fut convertie par l'autorité municipale en chauffoir pour les indigents. On installa aussi des lits où les pauvres passaient gratuitement la nuit.

1796 Les locaux servirent également de pharmacie militaire.

1798 Vente des bâtiments à des particuliers : Dépôt de bois et de tonneaux de bière.

1797 Le gâble de l'église comprend une grande niche accostée de pilastres. Ses rampants sont à volutes et son couronnement est triangulaire. Dans la niche principale, on pouvait voir une statue du Bon Pasteur. Au mois de décembre, elle fut enlevée par l'armée française d'occupation.

1837 (30 mai) M. de Neubourg, docteur en médecine, écrit au bourgmestre de la Ville de Bruxelles pour lui demander l'autorisation de " démolir entièrement " les immeubles situés rue des Brigittines n°2 et rue des Visitandines n°1, c'est-à-dire l'église.

1839 L'église est acquise par un nouveau propriétaire, Monsieur de Neubourg. Il y installe une boucherie et un abattoir. L'édifice est à nouveau modifié à cette époque en fonction de sa nouvelle utilisation.

1845 (12 avril) Le Conseil communal en sa séance adopte un plan d'alignement pour tout l'axe rue Notre Seigneur, des Brigittines et de la Roue, c'est-à-dire, de la rue Haute à la rue Terre-Neuve.

1850 L'église est restaurée, comme l'indique une inscription sur ses murs. Elle fut divisée en deux étages, le rez-de-chaussée resta boucherie publique, tandis que l'étage devint une salle de conférence, salle de bal pour certains jours de fêtes.
Un beau jour, un éditeur la remplit de ses livres, puis un plombier y emmagasina son attirail.

1867 Par délibération du 11 novembre 1867, le Conseil communal a adopté un plan pour l'élargissement des rues de la Roue, des Brigittines et de Notre Seigneur. Ce plan est exposé à l'Hôtel de Ville.

1908 (5 avril) Nouvelle demande de démolition par M. René de Neubourg, courtier en assurances.

1911 Les travaux de la jonction Nord-Midi débutent, après une destruction anarchique des vieux quartiers. Il s'en fallut de peu qu'on ne rase complètement le quartier des Marolles et de la Chapelle, considérés comme une injure dans un Bruxelles en pleine modernisation et croissance économique. En 1914, ils furent arrêtés par la guerre. Le quartier des Brigittines ou de la Chapelle, situé à proximité de la nouvelle gare du même nom, était donc déjà mutilé. La rue des Brigittines fut en partie démolie ; seul le haut de la rue, avec la petite église et quelques maisons y attenantes, fut épargné (pour un temps, seulement). Tout le quartier de la Chapelle fut ainsi coupé en deux par les voies ferrées, avec d'un côté les églises de la Chapelle et des Brigittines qui se trouvaient ainsi isolées, et de l'autre côté, la rue des Bogards et la place des Wallons.

1920 Selon la Revue Trimestrielle "Présence du Passé" ( Janvier 1956-Bulletin de la Grande Gilde ), le 22 octobre est le jour de la vente publique de l'église.

1922 (13 mars) Devant l'intérêt historique et architectural de l'église, le Conseil Communal, lors de sa séance du 13 mars 1922, en décida la conservation, et un arrêté royal du 20 juillet de la même année confirma cette prise de position initiale.

1922 La Ville de Bruxelles décida la restauration de la vieille église . Cette restauration fut réalisée quelque cinquante ans plus tard.

1923 Lors de travaux de transformation de l'intérieur, la voûte est démontée et placée dans un dépôt de la ville, attendant une reconstitution future (chaque élément fut à cet effet soigneusement numéroté et consigné sur un plan), mais les plans qui en ont été dressés permettent de s'en faire une idée précise. Il s'agissait d'une voûte hémisphérique, dont les arcs-doubleaux retombaient sur des pilastres d'ordre ionique. Ceux-ci supportent à eux seuls le poids de la voûte. Un gîtage avec plancher horizontal reposant sur les façades extérieures remplaçait la voûte.

1935 (19 juin) La procédure réglementaire en vue du classement éventuel de l'ancienne église désaffectée des Brigittines est officiellement entreprise, en vertu de l'article premier de la loi du 7 août 1931 sur la protection des monuments et des sites. La Commission Royale des Monuments et des Sites propose le classement.

1936 La Députation Permanente du Conseil provincial du Brabant décide d'émettre un avis favorable quant au classement officiel de la façade de la chapelle le 20 mai 1936. Celle-ci est enfin classée par arrêté royal du 21 décembre 1936 sur avis de la Commission des Monuments et des Sites.

1947 La Grande Gilde de Bruxelles adresse à la Commission Royale de Monuments et des Sites une requête relative au classement de la totalité de la chapelle monumentale des Brigittines et de l'entrée de l'ancien couvent, située au 20 de la rue des Visitandines. Elle dut à plusieurs reprises réitérer sa demande avant d'obtenir un avis favorable.

1950 La Députation Permanente du Brabant émet un avis favorable au sujet de la restauration de la façade de l'église des Brigittines.

1951 Les locaux sont évacués en vue d'exécuter les travaux de restauration. Vers la même époque, une proposition de classement de l'édifice dans son ensemble est examinée par la Commission Royale des Monuments et des Sites.

1952 41 ans après les débuts de la construction de la jonction Nord-Midi, l'inauguration a lieu.

1953 La Chapelle des Brigittines est désaffectée comme monument religieux et son intérieur remodelé. L'immeuble fut classé dans son entièreté, le 30 juin, grâce aux efforts généreux de la Grande Gilde de Bruxelles. Celle-ci, avec l'appui bienveillant du Collège des bourgmestres et échevins et des membres du Conseil communal de la ville de Bruxelles, sera autorisée à prendre possession de la chapelle, une fois restaurée.

1957 Un projet de restauration de la façade principale est élaboré par le service d'architecture de la ville de Bruxelles, pour le compte du gouverneur de la province de Brabant.
Le 23 novembre, un arrêté royal autorise les travaux de restauration à effectuer à la façade principale de l'ancienne église des Brigittines.

1958 L'ordre du Saint Sauveur existait encore avec dix maisons suivant la règle originale. Une nouvelle branche de l'ordre du Saint Sauveur, fondée à Rome en 1911 par Elisabeth Hesselblad, a restauré le monastère de Vadstena et comptait six maisons en 1957. Aujourd'hui, l'ordre du Saint Sauveur se consacre à des missions extérieures et comptait 232 religieuses en 1979.

1960 L'église des Brigittines se trouvait dans un état lamentable.

1961 Dès 1961, les excavateurs entrent en action dans le quartier de la Chapelle et commencent leurs démolitions. Ces travaux dureront quelques années. Seule la chapelle des Brigittines fut épargnée par ces démolitions.

1963 L'église devient centre pour archives et siège de diverses sociétés folkloriques et historiques. Certains veulent y établir également un petit musée consacré aux chambres de rhétorique.

1965 Une nouvelle idée fait son chemin : aménager tout l'îlot comprenant l'église et le local des arbalétriers pour en faire un centre culturel sur 3 niveaux. Projet avorté.

1966 L'îlot est démoli, à l'exception de l'église dont on confie la restauration à l'éminent architecte communal, Jean Rombaux.
Le Conseil communal approuve les plans de restauration des toitures en sa séance du 26 septembre.

1968 Lors de sa séance du 30 septembre, le Conseil communal approuve les plans de restauration des façades latérales de l'édifice.

1970 Les travaux de restauration de la toiture débutent en septembre, mais doivent être suspendus peu de temps après, en raison de l'état délabré des façades. La reprise des travaux aux toitures est alors réglée en fonction de la restauration des murs extérieurs, qui débute en avril 1971.
Le "Foyer Bruxellois" commence la construction du "Complexe des Brigittines", mastodonte de onze étages qui s'élève à l'emplacement des bâtiments de l'ancien couvent.

1974 Les travaux de restauration de l'extérieur de la chapelle furent achevés le 5 juillet. Les travaux de déblaiement intérieur de la chapelle furent terminés et réceptionnés le 10 octobre. Cette année a été l'année du placement des vitraux, mais des vandales les ont cassés en lançant des pierres.

1975 Après la restauration, le nouvel échevin des Beaux-Arts de la Ville de Bruxelles, Marcel Piron, décide de confier la chapelle aux arts vivants, aux arts du spectacle, aux arts de la scène contemporains. Les Brigittines accueillent des spectacles produits par les jeunes compagnies de danse et de théâtre.
Au lendemain de la fin des travaux de restauration, Frédéric Flamand y présente "23 skidoo".
Suivent ensuite sur la scène de nombreux artistes (comédiens, musiciens, plasticiens) dont plusieurs acquirent une réputation internationale.

1982 Consciente du manque de confort du bâtiment, la Ville de Bruxelles décide d'y apporter, progressivement, les aménagements essentiels à sa convivialité.

1992 Il est prévu que des jeunes compagnies bénéficient de services techniques et d'une infrastructure de personnel minimale.

1993 L'ordonnance du 4 mars, relative à la conservation du patrimoine immobilier, entre en vigueur aux dates fixées par l'Exécutif et au plus tard le 1er novembre.

1994 La Ville de Bruxelles et son Département Culture travaillent à la mise en place d'une infrastructure d'accueil et de promotion des artistes à la Chapelle des Brigittines.

1997 la Ville de Bruxelles crée en mai l'asbl "Bellone Brigittines". Cette association réunit dans une même gestion artistique et administrative deux espaces parmi les plus prestigieux de la Ville :
- La Chapelle des Brigittines, date de construction : 1652-1663
- La Cour de la Maison de la Bellone, date de construction : 1697-1708

1999-2000 La Ville entame les procédures d'acquisition du terrain jouxtant la Chapelle, appartenant au Foyer Bruxellois, en vue de permettre son extension et donner à la Chapelle des Brigittines tous les moyens nécessaires afin de concrétiser sa mission, celle de Centre d'art contemporain du mouvement et de la voix .

Source: http://www.brigittines.be/