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Certes, les réactions chimiques concernant la
métallurgie du fer avaient été étudiées en classe mais nous étions
loin de connaître son histoire en Wallonie, ni ses applications
pratiques.
Notre excellent guide a pu, grâce à son dynamisme,
nous faire rentrer dans la magie de la transformation du minerai de fer
depuis 2500 ans mais aussi nous faire comprendre l'importance
économique et sociale de cette industrie dans notre région.
Succédant aux forges "volantes" des Celtes (-
500 ACN) et aux moyens fourneaux du Moyen-âge, les hauts-fourneaux
apparaissent dès la fin du 14ème siècle.
C'est dans la grande salle du musée que nous pouvons
admirer un haut-fourneau du 17ème siècle. Celui-ci utilisait comme
combustible du charbon de bois, ce qui entraîna une rapide
déforestation de notre forêt ardennaise. II fallut le reboisement
systématique et l'utilisation du charbon (pour fabriquer le coke) pour
la sauver.
Le haut-fourneau est alimenté en coke et minerai de fer
par les femmes et les enfants au niveau du gueulard. C'est une activité
harassante et dangereuse à cause des fumées toxiques (CO et SO2)
La production du fer est réservée aux hommes et
beaucoup le paient de leur vie lors de l'ouverture du four à cause des
projections ou des explosions éventuelles.
Le four est alimenté en air grâce à 2 énormes
soufflets fonctionnant en alternance grâce à une roue à eau. Le fer
en fusion à 1 500°C s'échappant du haut fourneau est recueilli sous
forme de fonte, fer contenant encore 5 % de C. Les parties terreuses
fondues forment le laitier ou scories.
La coulée, une fois refroidie, est partagée en blocs, les
gueuses.
La fonte est un excellent matériau gardant très bien
la chaleur (cocottes, plaques de feu ouvert) mais elle est cassante.
Il faut donc procéder à son affinage pour qu'elle soit
débarrassée du carbone excédentaire; elle devient ainsi de l'acier.
Ensuite, l'acier est aplati grâce à l'énorme "maka"(marteau)
puis transformé en barres dans le laminoir.
Il nous restait à découvrir le rôle de John Cockerill
dans le développement de la sidérurgie liégeoise au 19ème siècle
avant de comprendre le fonctionnement des hauts fourneaux actuels grâce
à un film vidéo.
Notre guide invita nos élèves à deviner la longueur
de la tôle d'une énorme bobine, on se serait crû à une vente aux
enchères, finalement c'est Leif (dit Einstein) qui trouva la bonne
longueur: 668 m.
Il nous apprit aussi comment les objets en fer étaient
protégés de la corrosion: fer galvanisé (zinc), laminé (étain) ou
chromé.
Notre visite touchait tout doucement à sa fin mais nous
avons
encore fait un arrêt en face de la dynamo de Zénobe Gramme puis
nous sommes rentrés dans l'univers du plastique, grand concurrent du
fer pour sa légèreté, son caractère inaltérable et sa maniabilité.
Notre guide a ainsi fabriqué sous nos yeux 4 masques à partir de
feuilles de plastique et nous les a donnés: 1 pour Einstein, 1 pour
Maxime, 1 pour la salle
des rhétos et 1 pour la classe.
Bref, une excellente après-midi, à la fois
récréative et instructive!
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