En 1817, Stendhal, lors de son étape à Florence écrivait : « En sortant de Santa Croce, j’avais un battement de cœur, la vie était épuisée chez moi, je marchais avec la crainte de tomber. J’étais arrivé à ce point d’émotion où se rencontrent les sensations données par les Beaux Arts et les sentiments passionnés. » Ce syndrome, appelé depuis du nom de l’écrivain, a été désormais observé plus de cent fois . Florence possède en effet un patrimoine artistique exceptionnel : selon l’UNESCO, 60% des œuvres d’art les plus importantes du monde se trouvent en Italie et la moitié d’entre-elles à Florence !
Voilà pourquoi nous sommes partis à la découverte de Dante et de Michel Ange, de Cimabue et de Giotto, de Brunellechi et de Donatello, de Botticelli, de Raphaël et surtout des Médicis car leur présence est partout perceptible, du Palazzo Vecchio qu'ils ont occupé et dont ils ont fait agrandir la salle principale aux plafonds en bois sculptés décorés à l'or fin au musée des Offices, qui était auparavant leur siège administratif. Collectionneurs, mécènes, ils ont aimé le beau en tout. A San Lorenzo, nous avons eu le privilège de pénétrer dans leur sanctuaire, d'aller voir leur bibliothèque, au Palazzo Pitti, nous avons vu leurs costumes, leurs jardins. Que de richesses. Mais cette époque de la Renaissance était aussi une époque violente : au Bargello, l'atmosphère est encore lourde des exécutions qui s'y sont déroulées; aux créneaux du palazzo vecchio ont été pendus les conspirateurs qui avaient attaqués les Médicis; sur la place de la Seigneurie, une dalle indique l'endroit où Savonarole a été livré au bûcher; sans parler des musées de la torture...
A San Gimignano, à Sienne, nous avons déambulé dans des villes d'un autre âge, des villes de pierres et de briques roses, des villes calmes et accueillantes où l'on peut simplement manger une glace appuyés sur un parapet et contempler le spectacle de la nature. A Assise, nous avons refait ,en partie pour certains (es), en totalité pour les plus courageux(ses), le chemin que Saint-François empruntait pour aller méditer.
Ce voyage fut un excellent cru : tout fut magnifique : le temps, les élèves, les collègues... Merci à vous tous et toutes et particulièrement à MMme Brigitte Vandalem, Vanessa Migliara, Letizia Guarino, Laurie Volont, Kristel Schmatz, Stéphanie Clajot, Sylviane Dome, Martine Bastien et à M. André Dryvers pour leur aide, leurs encouragements et leur constante bonne humeur.
DOSSOGNE Marc-Henri